Design et projets d’équipements publics - 4 et 5 novembre 2004 - Ouverture du colloque-atelier

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Colloque-atelier - Design et projets d'équipements publics

Design et projets d’équipements publics - 4 et 5 novembre 2004 - Ouverture du colloque-atelier

Communication faite à l’occasion de : Design et projets d’équipements publics - 4 et 5 novembre 2004 - Colloque-atelier international interdisciplinaire - Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne


Accueil et bienvenue

Alain Findeli (École de design industriel, Chaire en Paysage et environnement, Université de Montréal)
Pour commencer, nous allons prendre quelques minutes pour vous souhaiter la bienvenue et présenter le colloque. Je donnerai d’abord la parole au Professeur Jacqueline Bayon de l’Université de Saint-Étienne, ensuite à Olivier Frérot de la Direction départementale de l’équipement (DDE) de la Loire, puis je prendrai quelques minutes pour résumer très brièvement l’objectif du colloque et l’objet qui nous retient ici. Ensuite, sans plus tarder, nous commencerons les débats.

Jacqueline Bayon (Institut des études régionales et des patrimoines-IERP, Université Jean Monnet, Saint-Étienne)
Merci. Tout le monde a reconnu Alain Findeli, professeur qui est chargé d’enseigner le design et ses complexités au sein la Faculté d’aménagement de l’Université de Montréal. D’abord, bienvenue et merci aux intervenants et discutants qui ont accepté d’animer ce colloque que nous souhaitons le plus « atelier » possible. Je tiens aussi à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé à son élaboration. Nous sommes ici, au Musée d’Art moderne, accueillis par Saint-Étienne Métropole dans un lieu que nous avons volontairement choisi pour son caractère emblématique. Édifice public situé à l’entrée nord de la ville, ce Musée d’Art moderne est aussi orienté vers le design.
Je tiens tout de suite à présenter les regrets de Monsieur Robert Fouquet, président de l’Université Jean Monnet, que j’ai l’honneur de représenter. Monsieur Robert Fouquet, retenu par ses obligations souhaite être tenu au courant de ce colloque et de ses résultats, car pour lui comme pour bon nombre d’entre nous, le design fait partie du paysage culturel et patrimonial stéphanois. Le Président a aussi la volonté de donner à son université une identité très forte, et il l’a d’ailleurs fait dans le domaine des sciences « dures » avec le Pôle Optique ision que l’on peut qualifier de pôle d’excellence dans ce domaine. Il souhaite qu’il en soit de même pour les autres sciences dont font partie les sciences humaines et sociales, autour d’un pôle de développement du territoire. Le mot est prononcé : territoire, avec tout ce que cela suppose d’équipements publics, de patrimoines, d’acteurs, d’enjeux, etc. L’université est donc très sensible à ce qui se passe autour du design.
La commande de ce colloque, opérée par Olivier Frérot, a été passée à l’IERP. Je dirige ce laboratoire d’histoire qui se veut aussi pluridisciplinaire autour des sciences humaines et sociales. Que vient faire l’histoire dans cette affaire de design ? Notre laboratoire a trois axes. Un axe traditionnel « Histoire », mais que nous revoyons et corrigeons dans le sens des sciences historiques appliquées. Pour prendre un exemple, étudier analytiquement le pommeau de l’épée au XVIIIe siècle peut présenter un intérêt, mais se pencher sur tout ce qu’il a autour du pommeau est encore plus enrichissant. C’est ainsi que l’histoire, dans ce choix de démarche, se rapproche de design et complexité, de l’objet d’étude et de tout ce qui tourne autour de l’objet.
Notre deuxième axe « Territoires et mémoires » permet de cerner l’état des mentalités, des mémoires. N’est-ce pas indispensable dès lors que l’on pense espace public et modification du territoire ? Le troisième axe, « Nouveaux patrimoines des années 50 à nos jours » recouvre tous les objets, les institutions, l’histoire et les patrimoines de la modernité des XXe et XXIe siècles. Les équipements publics du XXe siècle sont déjà du patrimoine et ceux que l’on fabrique aujourd’hui seront celui de demain. N’oublions pas que la Tour Eiffel était un élément provisoire d’équipement public !
Donc, voilà autant de raisons professionnelles et scientifiques et aussi très humaines qui expliquent pourquoi une historienne et un laboratoire de recherches en histoire peuvent s’intéresser au design et à toutes ses implications.
Mais, au delà, je voudrais ajouter que ce colloque se tient parce qu’il y a eu des rencontres. La première est celle d’Alain Findeli, il y a deux ans, lors de la Biennale de Design. Alain m’a alors parlé du design et de ses complexités. Sur le design, je savais ce que toute historienne pouvait savoir. Sur ses complexités, Alain Findeli nous a fait découvrir des ressources passionnantes. L’équipe de l’IERP, séduite par le propos qui place l’homme et l’objet design au centre du discours, s’est mise à penser que l’on devait faire quelque chose. C’est là qu’intervient la deuxième rencontre intellectuelle avec un DDE atypique mais au combien passionné par son métier et par ce département qu’il découvrait. Je veux parler d’Olivier Frérot qui lorsqu’il est nommé dans la Loire apprend à connaître le territoire et ses acteurs. C’est ainsi qu’Olivier Frérot rencontre Alain Findeli invité à l’IERP comme professeur associé. Nous décidons de monter un projet, une aventure humaine, un vrai défi, et, aujourd’hui, nous sommes là réunis pour ce colloque « Design et projets d’équipements publics » au Musée d’Art moderne. Nous avons eu raison d’être aventureux et je souhaite que ce colloque soit l’occasion de réfléchir ensemble à des solutions pour la vie de la cité, pour la vie des hommes. Je ne doute pas de la qualité des interventions et de la hauteur des débats. Je nous souhaite un excellent colloque et donne la parole à Olivier Frérot.

Olivier Frérot (DDE de la Loire)
Merci Jacqueline et Alain. Moi aussi je vous salue ce matin. Jacqueline a raconté la petite histoire, je ne vais donc pas recommencer. Je dirais juste que, effectivement, ce colloque vient de rencontres étonnantes. Je voudrais remercier Jacqueline qui est l’organisatrice de ce colloque avec certains de ses étudiants qui sont dans la salle. Pour ce qui est d’Alain, il a organisé ceci d’une façon étonnamment rapide pour moi. [À Alain Findeli] C’est vrai que, entre la France et le Canada, tu connais énormément de monde. Et vraiment, ça a été un vrai bonheur de voir comment, depuis notre discussion du mois d’avril dernier, les choses se sont mises facilement en place. Il y a énormément de travail et de connaissance derrière.
Saint-Étienne Métropole nous accueille. Je crois qu’il faut les remercier, notamment Martine Fontanilles qui nous a beaucoup aidés. Nous avons même la joie d’être dans la plaquette de la Biennale qui s’ouvre demain.
Ce qui m’a énormément séduit dans les discussions avec Alain Findeli, c’est le « design à la mode canadienne » qui me semble différent de ce que j’avais en tête au niveau français. C’est beaucoup plus ouvert, au sens de conception. Il y a effectivement dans ce colloque l’idée que la réflexion design de conception que nos collègues canadiens ont peut transformer la façon dont les concepteurs français d’infrastructures routières, ferroviaires, électriques ou éoliennes conçoivent leurs travaux. C’est le pari, nous verrons bien.
Ce n’est qu’un début. Nous ne sommes pas très nombreux, mais ce n’était pas le but. Nous sommes en amont. Nous avons le désir que cette rencontre fasse des petits, mais on ne sais pas lesquels. Nous verrons, mais ces petits peuvent transformer, pour l’ingénieur en tout cas, une façon de concevoir les affaires.
Du côté du ministère de l’Équipement, quelques collègues vont arriver et nous discuterons avec eux. Je suis très heureux que des structures comme Réseau ferré de France (RFF), Électricité de France (EDF) ou d’autres soient présentes. Je suis heureux de la présence des canadiens. Je suis heureux qu’il y ait des étudiants de tous horizons, de l’IERP ou du Master d’Espaces publics de Pascale Pichon. Le fait que notre colloque se tienne juste avant l’ouverture de la Biennale est un signe : cette Biennale sera un lieu de rencontre et de discussions pour, je le redis, faire des petits.
Voilà, Alain, à toi de nous diriger. J’interviendrai pour ma part, demain, avec l’équipe stéphanoise, pour une présentation sur les autoroutes de la région.

Présentation du thème

Alain Findeli
Merci Jacqueline et Olivier pour ces bons mots. La préhistoire et l’histoire du colloque ont déjà été racontées avec beaucoup d’éloquence par Jacqueline. Je ne la répèterai pas. Ce que l’on peut remarquer, c’est le délai dont nous avons bénéficié pour organiser cette manifestation. Il n’est pas très raisonnable de faire les choses ainsi, mais je ramène la chose à la culture qui nous réunit ici : celle du projet. Ce sont des situations que l’on connaît bien quand on est des acteurs et actrices du projet.
J’ai moi-même plusieurs remerciements à faire avant de présenter l’objet du colloque. Je veux remercier les institutions qui ont rendu possible la tenue de ce colloque, mais aussi plus particulièrement les personnes (car sans les personnes, il n’y a pas d’institutions…). Je remercie donc l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne qui a mis à notre disposition Jacqueline Bayon pour que ce colloque puisse se tenir, matériellement notamment (salle, etc.). L’hospitalité intellectuelle de l’université et son ouverture à l’égard d’une discipline qui, comme vous le savez, n’est pas reconnue en France dans le cadre universitaire, est à relever. La curiosité du Président de l’université, pour qui le design est autre chose que ce que l’on en dit dans les magazines à photos imprimés sur du papier glacé, est à saluer. Enfin, je tiens à remercier les étudiants, Justine, Caroline et Rachid qui nous aident à vous accueillir.
Ensuite, il faut remercier, bien sûr, la Direction départementale de l’équipement (DDE) de la Loire et son directeur, Olivier Frérot, de nous avoir passé commande. Pour reprendre des termes que l’on connaît bien dans notre culture, ce sont les maîtres d’ouvrage du colloque. Ils ont eu l’idée du titre, que nous avons ensuite retravaillé ensemble. Nous verrons demain que Olivier Frérot vient avec une équipe pluridisciplinaire et pluriprofessionelle qui, à elle seule, va constituer un petit colloque dans le colloque.
Je voudrais ensuite remercier Barbara Dennys qui est, elle-même, une institution dans le monde du design en France. Sans elle, toutes ces personnes ne se seraient pas rencontrées. Elle est le germe qui a permis à la plante de pousser et, je l’espère, de s’épanouir par la suite.
Par ailleurs, il faut remercier Saint-Étienne Métropole et le Musée d’Art moderne. Je remercierais donc Martine Fontanilles ainsi que le technicien du musée, Monsieur Cheminal, qui nous permet d’avoir les conditions techniques optimales pour la tenue de ce colloque. Voilà pour les remerciements.
Il me reste à revenir en quelques mots sur le programme et les objets scientifiques de la réunion. Dans les mots clé du titre, il y a d’abord, le mot « design ». Olivier Frérot a déjà mentionné le fait que c’est au sens canadien, aussi dit au sens anglo-saxon, qu’il faut entendre ce mot, et non au sens français, qui est très connoté et fléché, pour des raisons historiques et institutionnelles principalement. Dans le cadre anglo-saxon, nord-américain, nord-européen, voire italien, on définit de plus en plus le design non pas par les objets auxquels il aboutit, mais par les attitudes intellectuelles et professionnelles qui président à leur réalisation. Ces attitudes, bien sûr, sont celles que nous partagerons ici et elles vont se mettre en évidence dans les discussions, les questions et les arguments que nous allons entendre.
Un autre mot clé du titre est « projet ». Pour nous, c’est équivalent. Les disciplines de design sont les disciplines du projet. C’est simplement une façon un peu moins ambiguë de désigner ce que l’on veut dire ici.
Équipements publics. Dans ce titre et dans le contexte français, l’association des termes « équipements publics » et « design » peut choquer. Associer le mot « design » à une ferme éolienne, un morceau d’autoroute ou un couloir ferroviaire peut sembler bizarre, mais, dans la culture intellectuelle et scientifique que nous avons évoquée, ce n’est pas du tout exotique.

Colloque-atelier. Qu’est-ce que c’est ? Je ne le sais pas plus que vous… Le terme s’est imposé, parce que nous ne voulions pas un colloque au sens traditionnel, c’est-à-dire une réunion dans laquelle nous avons des chercheurs qui présentent le résultat de recherches déjà abouties. D’où l’idée et l’invitation faite aux participants de présenter des questions, des problématiques, des hésitations, des voies de cheminement plutôt que des réponses. Nous croyons que, sur ce thème-là, il n’y a pas beaucoup de réponses satisfaisantes, où que ce soit dans le monde. Le mot « atelier » est un mot de la culture du projet. L’idée est d’en faire un ici. Il n’y a pas un public et des présentateurs. Nous sommes tous ici pour travailler ensemble autour des questions qui nous occupent. C’est cette coloration que nous souhaitons donner en utilisant le terme « colloque-atelier ». International, nous l’avons évoqué. Interdisciplinaire, oui, et je m’empresse d’ajouter interprofessionnel. Dans la culture du design, les deux sont indispensables, en tout ordre. Interdisciplinaire est la sphère scientifique ; interprofessionnel est le domaine de l’action. Quelques mots maintenant sur la Chaire en Paysage et environnement puisque nous avons, parmi les intervenants, plusieurs de ses représentants. C’est un laboratoire de recherche de la Faculté d’aménagement de l’Université de Montréal. La Faculté d’aménagement regroupe les disciplines du projet et les enseignements professionnels dans ce domaine, qui vont de la petite cuillère à la ville : design de produit, design de paysage, design urbain, design d’intérieur et architecture. L’originalité de ce laboratoire est qu’il fonctionne avec des partenaires qui nous confient des projets et des contrats. Les partenaires privilégiés de la Chaire sont la société Hydro-Québec (l’équivalent d’EDF), représenté ici par Madame Létourneau, le ministère des Transports du Québec, représenté ici par Monsieur Roy et une entreprise privée, l’équivalent de l’entreprise Décaux en France, qui fait du mobilier publicitaire urbain et autoroutier. Nos partenaires subventionnent la Chaire et lui permettent de fonctionner. La Chaire réunit des professeurs-chercheurs, des chercheurs, des doctorants et des étudiants en maîtrise.

Quelques mots maintenant sur les objets qui vont nous occuper pendant ces deux jours.

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Montage photo présentant des éoliennes, des lignes hautes tensions, un couloir ferroviaire et un viaduc

Nous en voyons quelques échantillons. Pourquoi avoir choisi ces objets ? Au-delà de ce qui les distingue, quelque chose les réunit. Je ne vais pas prendre beaucoup de temps pour ça, mais je vais évoquer quelques aspects sur lesquels ces objets se ressemblent. D’abord, l’échelle territoriale. Ensuite, au niveau fonctionnel, ils sont souvent monofonctionnels. Il est très rare qu’ils aient une polyfonctionnalité aussi complexe que celle d’un objet urbain. C’est pour cela que l’urbain n’est pas présent. Nous aurions pu l’inclure, mais cela aurait un peu débordé du champ que l’on voulait aborder ici. Quoi d’autre ? Leur complexité technique. Par ailleurs, ces objets sont aussi complexes du point de vue social, culturel, anthropologique, géographique et historique. Il y a toute une dimension humaine autour de ces objets qui devient de plus en plus présente, parfois sous forme difficile. C’est cette complexité à la fois technique, sociale et collective qui va nous intéresser ici. J’utilise beaucoup ce terme de complexité. Je pense que ce paradigme est assez commode pour désigner le contexte scientifique et culturel dans lequel nous travaillons.

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Pont du Gard

Historiquement, et cela a été évoqué, ces objets ne sont pas nouveaux. Il y a donc, évidemment, une dimension historique. Nous aurions alors pu donner aussi la parole à des historiens des équipements publics (il y en a de très bons en France). Mais ce n’est pas la dimension qui va nous intéresser particulièrement pendant ces deux jours.
Alors, encore une fois, ces objets existent dans le paysage géographique, humain, social, culturel et technique depuis longtemps, mais qu’est-ce qui a changé depuis ? La complexité humaine à laquelle nous nous confrontons de plus en plus dans nos bureaux d’études. Elle se manifeste par le rejet de ces équipements par la population. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire les journaux. Une autre chose me frappe aussi : la dimension médiatique.

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Photo du magazine Viaduc

C’est la première fois à ma connaissance que de tels projets font l’objet de publications sous forme de magazines ou de journaux que l’on trouve dans les kiosques. Cette dimension médiatique est très similaire à celle dont le design fait l’objet, dans ces mauvais aspects, mais également dans ces aspects problématiques au bon sens du terme, c’est-à-dire scientifiques. Je dis « mauvais aspects » car l’on peut se demander s’il est opportun de donner une visibilité médiatique aussi forte à des objets techniques aussi complexes.

Pour finir, je prends un modèle qui a été élaboré dans le domaine des entreprises pour parler des nouvelles problématiques et des nouveaux acteurs dont je parlais, apparu il y a un peu plus d’une dizaine d’années dans le domaine du développement durable. Quels sont ces questions nouvelles que les entreprises privées, du secteur secondaire principalement, sont en train de découvrir ? On voit apparaître dans ce modèle, en haut, les parties prenantes traditionnelles de l’entreprise et, en bas, les parties prenantes non traditionnelles. Dans les objets qui nous intéressent, les parties prenantes nouvelles sont, souvent, le public, les riverains, les usagers et d’autres publics qui peuvent être concernés. Du point de vue du geste principal du projet, on passe d’un régime plutôt de contraintes, encadré par des lois et des règlements, à un régime d’opportunités. On retrouve ici l’attitude du design qui cherche à trouver dans cette complexité des opportunités aux points de vue formel et culturel en général.

Juste avant de donner la parole aux premiers intervenants, je dirai quelques mots sur les règles du jeu du colloque-atelier. D’abord, les intervenants ont 45 minutes pour faire leur présentation et non pas les habituelles 15 ou 20 minutes. Ensuite, nous avons 45 minutes pour une période de travail en forme d’atelier qui est mené par un discutant. C’est la raison pour laquelle nous avons moins de présentations que dans un colloque traditionnel, mais plus d’espace pour un travail en atelier.



le 26 juillet 2005 par Olivier Frérot, Alain Findeli
modifie le 31 mai 2009