Héritage et design

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Colloque-atelier - Design et projets d'équipements publics

Héritage et design

Communication faite à l’occasion de : Design et projets d’équipements publics - 4 et 5 novembre 2004 - Colloque-atelier international interdisciplinaire - Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne

Ce texte est proposé par A.Coste en complément de Performance technique, potentiel d’usages et perception esthétique. Un projet expérimental pour le viaduc de Chillon de Pascal Amphoux

Nous avons vu dans l’exposé de Pascal Amphoux que la question du projet, déjà complexe à travers ses dimensions architecturales, techniques, paysagères, était rendue particulièrement sensible par la dimension patrimoniale qui s’y ajoute dans le cas précis du viaduc de Chillon. Il s’agit ici de gérer un double conflit, entre paysage sonore et paysage tout court, entre patrimoine sonore et patrimoine paysager. Un patrimoine paysager au sein duquel il faut compter, outre le château de Chillon, l’ouvrage d’art lui-même. À partir des réflexions que nous inspire cette expérience, nous allons tenter de contribuer à la réflexion générale de ce colloque qui traite finalement de la complexité et des outils, peut-être alternatifs à ceux généralement mis en œuvre, qui permettent de l’appréhender.


Revenons en premier lieu sur ces deux termes - projet, patrimoine - pour préciser le sens que nous leur donnons ici. Le projet, ou design : il constitue, en particulier pour l’architecte qui en possède l’art, un outil d’intégration des différents points de vue (Hanrot et al., 2001), des différentes expertises, y compris celle de l’usager, pour aborder la complexité des situations de conception. Il permet notamment d’articuler entre elles les différentes échelles : territoriales, urbaines, architecturales, techniques, sociales… Le patrimoine : nous réduirons ici ce concept dont les limites dépassent largement l’idée de monument à sa dimension construite et paysagère. Nous militons en outre pour que soit prise en considération l’intégrité culturelle de cet héritage construit, cultural built heritage disent les Anglo-Saxons, au-delà de son intégrité formelle, historique et matérielle [1]. En d’autres termes, il s’agit de considérer ledit patrimoine comme l’incarnation d’un projet, l’actualisation d’une idée : approche qui appelle une étude des conditions de production et une logique de conservation à la fois respectueuse de la conception et ouvrant la voie vers une appropriation et une continuation possibles.

Un conflit entre paysage et projet

  • Puisque ce colloque se tient à Saint-Étienne, à l’heureuse initiative du Directeur départemental de l’équipement (DDE) et qu’il est motivé en partie par la volonté de faire progresser la réflexion sur la manière d’aborder la complexité des situations de projet à l’échelle du territoire, lorsque les logiques de réseaux entrent en conflit avec la ville traditionnelle, rupture introduite par l’ère du « réticulé » supplantant l’« articulé » [2], nous évoquerons pour l’occasion un temps où les « aménageurs » savaient, à travers les programmes d’équipements publics, faire œuvre architecturale.
    Il existe à quelques minutes des limites sud de la ville, à cheval sur les communes de Rochetaillée et de Planfoy, un site exceptionnel qui allie pour le meilleur patrimoine technique et patrimoine paysager. Il s’agit de deux grands réservoirs construits sur le Furan dans la deuxième moitié du XIXe siècle, deux grands barrages, celui du Gouffre d’Enfer le plus bas et celui du Pas de Riot au-dessus, permettant d’alimenter en eau la grande ville industrielle qu’était devenue Saint-Étienne à cette époque.
    Réalisée sous les ordres de l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Auguste Graeff, la retenue du Gouffre d’Enfer, la première construite (1866), s’accompagne d’un parcours paysager transformant ce site éminemment technique en promenade d’agrément. Accessible à l’aval par le village de Rochetaillée ou directement depuis Saint-Étienne par la vallée du Furan, ce parcours chemine à travers bois et rochers jusqu’au pied de la voûte, grimpe ensuite jusqu’au sommet du barrage puis conduit jusqu’au Pas de Riot, réalisé 10 ans plus tard (1876), retenue dont un sentier permet également de faire le tour. Accessible en amont par le village de Planfoy, le site attire aujourd’hui encore de nombreux Stéphanois, simples promeneurs ou sportifs avertis. L’endroit est conçu comme un parc, le parcours est semé de promontoires d’où l’on peut observer les installations techniques, admirer les cascades des déversoirs. Y sont aménagés des petits coins de repos. Le vocabulaire architectural y est extrêmement dépouillé : simple main courante de métal au profil néanmoins élégant, petit banc de pierre minimaliste… Mais on assiste ici à une véritable exhibition de la technique, au sens d’une mise en scène des dispositifs hydrauliques au gré d’une promenade pittoresque : déversoirs, vannes, répartiteurs sont autant d’objets exposés au regard et disposés, tels des « folies » dans un site pensé comme un parc ordonnancé par les ingénieurs des Ponts et Chaussées qui rêvaient depuis les Lumières d’un territoire « aménagé comme un grand jardin où les routes s’assimileraient à des allées, les ponts et les équipements à des fabriques, où il y aurait de l’ordre et du désordre savamment orchestrés pour le plaisir des yeux et de l’esprit » (Coste, Picon et Sidot, 1993). Quant à la voûte du barrage, celle du Gouffre d’Enfer (le nom lui-même participe de cette mise en scène), on n’a pas cherché à en diminuer l’impact, au contraire on l’a intégrée dans ce parcours spectaculaire : elle apparaît soudainement au détour du sentier, au sortir d’un virage à 90 degrés, brutalement, dans tout son gigantisme et sa monumentalité, au bout d’une sorte d’allée cavalière un peu surréaliste. Un instant auparavant on était dans un paysage de Manet, tout d’un coup c’est Piranèse ! En même temps, à pousser un peu l’analyse, si on la regarde bien cette voûte, elle a la texture, la matière et jusqu’à la pente des rochers alentours. Le jeu est subtil entre provocation et intégration.

Aujourd’hui, le site a pris valeur de patrimoine : ironie de l’histoire qui fait que le concept même qui s’est construit contre la société industrielle et ses ravages urbains et humains, pensons à Ruskin, à Morris, s’applique aujourd’hui aux objets techniques et à tout un pan de cette production du XIXe siècle. Mais il s’agit d’un patrimoine vivant. Le loisir a supplanté l’industrie sur le site : le Furan n’alimente plus guère d’usines en aval mais la marche, la course à pied, le VTT et, depuis quelques années, les voies d’escalade et les via ferrata font de ce site de presque montagne - on est entre 800 et 900 mètres d’altitude environ -, l’un des plus fréquentés et peut-être des plus urbains des parcs stéphanois. Les concepts du développement durable nous réapprennent aujourd’hui à articuler entre elles les logiques de l’économique, du social et de l’environnemental : le patrimoine a un rôle important à jouer dans une telle approche, l’exemple des barrages de Planfoy - Rochetaillée montre comment on peut renouveler aujourd’hui une approche globalisante qui, en son temps, a fait la preuve de sa pertinence.
Mais interrogeons-nous, à partir de cet exemple, sur la démarche de design et sur sa place dans la formation de quelques-uns des acteurs de telles opérations.

La place du design dans la formation des aménageurs

  • L’aménagement du territoire était au XIXe siècle, elle l’est toujours en grande partie, l’affaire des ingénieurs des Ponts et Chaussées. A. Picon (1992) a largement montré l’évolution de ce corps, de l’ingénieur artiste vers l’ingénieur moderne, il a analysé en finesse leur formation, y compris la place qu’y tenait le projet d’architecture jusqu’au milieu du XIXe siècle. S’ouvrait alors une période dont J.-P. Épron décrit en ces termes les enjeux :
    « Le problème posé aux architectes est d’occuper dans le processus de construction la place de coordinateur. Leur référence pour justifier ce rôle qu’ils revendiquent n’est pas une compétence « scientifique » - qu’ils ne sauraient pas d’ailleurs justifier comme suffisante pour obtenir une autorité indiscutable sur le chantier -, mais le projet lui-même, qu’ils sont explicitement chargés d’établir et de faire exécuter. » (Épron, 1992, p. 82)
    On en revient à ce concept de projet comme lieu d’intégration des expertises. C’est ce même enjeu relatif à l’intégration des points de vue que l’auteur américain E. S. Ferguson, enseignant au Massachusets Institute of Technology, résume par le concept de mind’s eye tout en montrant le déficit qu’il accuse dans les formations d’ingénieurs telles qu’elles ont récemment évolué. Ferguson livre le fruit de ses réflexions à propos des enseignements dispensés aux futurs ingénieurs depuis la fin des années 50 dans les universités américaines dans un ouvrage dont l’argument principal est ainsi résumé par l’auteur :
    « The underlying argument of this book is that an engineering education that ignores its rich heritage of nonverbal learning will produce graduates who are dangerously ignorant of the myriad subtle ways in which the real world differs from the mathematical world their professors teach them. » (Ferguson, 1992, p. xii)

Constatant une diminution significative de la créativité des jeunes chercheurs en dépit d’une très grande aptitude à développer des calculs complexes, Ferguson met celle-ci en relation avec l’abandon de l’apprentissage par le dessin au profit d’une formation théorique et analytique donnant une large place à la modélisation mathématique. Se référant aux grands inventeurs du Moyen Âge et de la Renaissance jusqu’aux prestigieux concepteurs d’ouvrages d’art des XIXe et XXe siècles, il montre toute la fonction de l’imagerie formelle (les maquettes notamment) et le rôle de stimulant imaginatif du dessin pour la démarche du concepteur à travers l’histoire des sciences et des techniques.
Devant un problème à résoudre, explique Ferguson, l’ingénieur formé à l’école de la modélisation mathématique est capable de bâtir une série d’étapes pour aboutir à une réponse correcte. En revanche, il ne sait plus, faute d’un entraînement spécifique à cet exercice, développer une approche intuitive également nécessaire à l’« incalculable complexité de la pratique de l’ingénierie dans le monde réel ». C’est en réalité une formation au projet, au sens où l’entendent généralement les architectes, et aux processus de résolution qu’il convoque, qui lui fait alors défaut. Pour Ferguson, cette formation devrait en effet être basée en grande partie sur le dessin comme médiateur privilégié entre l’idée fugitive d’un « possible » formée dans le cerveau et son expression formalisée : la culture du mind’s eye.

Le thème de l’intégration des points de vue et de la coordination des acteurs trouve ses racines à chaque époque, il est remis à l’ordre du jour à chaque grande avancée des sciences et des techniques. Aussi est-ce naturel de le voir émerger à nouveau aujourd’hui, en cette période de révolution numérique. De nombreux auteurs, d’origines et de cultures très diverses, se sont exprimés sur le sujet : leurs observations tendent néanmoins à converger, comme le montrent les quelques exemples que nous allons prendre. D’après B. Lawson (1997), les modes de raisonnement des architectes et des ingénieurs sont comparables au cours de leur première année d’étude. Ensuite, ils diffèrent considérablement : les ingénieurs, avant de proposer une solution, dégagent des règles générales, les architectes résolvent le problème mais la solution ne vaut que pour ce cas de figure. Face à la complexité, il distingue clairement deux approches : l’analyse et la conception. Pour J. Ferrier, architecte français également ingénieur de l’école Centrale :
« Si l’enseignement des techniques est dispensé de façon approfondie mais fragmentaire dans les grandes écoles scientifiques, seules les écoles d’architecture ont les moyens d’en offrir une vision globale et une évaluation critique. Dans ce domaine comme dans d’autres, l’architecture se distingue par sa singularité pédagogique dont l’apprentissage du projet est l’expression principale. À partir de là, on pourrait envisager des débouchés nouveaux pour les écoles, et des troisièmes cycles qui attirent des étudiants venus d’autres horizons. » (Ferrier, 1996, p. 50)

P. Boudon montre également comment les pratiques se sont radicalisées à l’extrême de part et d’autre :
« Il se peut que le réductionnisme holistique que j’ai critiqué, pour l’appeler ainsi, relève d’une situation propre à l’enseignement de l’architecture et que l’enseignement dans les écoles d’ingénieur par exemple ait affaire à une tout autre situation, symétrique, dans le fond, de réductionnisme analytique. Excès de globalisme d’un côté, excès d’analytisme de l’autre, réduction de la complexité dans les deux cas, on aurait à perdre dans les deux cas si l’on suit Edgar Morin, même si l’on ne perd pas la même chose. In medio stat virtus ! L’implexe étant précisément entre les parties et le tout prend une valeur cruciale à cet égard. » (Boudon, 1995, p. 164) [3]

Les ressources du projet

  • Les architectes ont conscience de l’atout que constitue la particularité méthodologique du projet, atout dont ils ne tirent pour l’instant peut-être pas tout le parti possible [4]. Mais les chercheurs en sciences de la conception mettent également en évidence les ressources offertes par une démarche de type projet pour d’autres domaines scientifiques que l’architecture ou la construction. Le colloque « Sciences et pratiques de la complexité » faisait déjà le constat en 1986 des limites des méthodes traditionnelles des sciences sociales dans des domaines comme l’économie, dont la complexité des phénomènes qui s’interpénètrent a rendu les méthodes analytiques traditionnelles obsolètes. Dans ce domaine, des scientifiques sont en quête de nouveaux instruments de gestion de l’interdépendance qui seront nécessaires pour affronter un monde dans un état de transformation sans précédent :
    « Ceci soulève la question fondamentale de la façon dont nous devrons appréhender et tenter de gérer des systèmes marqués par l’incertitude, l’instabilité, l’imprévisibilité, et dont la survie dépend malgré tout de leur capacité de se réorganiser suivant des éléments d’architecture supérieurs plus efficaces et plus cohésifs, et qui cependant n’auront pas perdu leurs racines. » (Soedjatmoko, 1986, p. 7)

M. Soedjatmoko, dans son introduction aux actes du colloque, en appelle à un changement radical de modèle :
« La viabilité à venir d’un grand nombre de sociétés dépendra dans une large mesure de leur capacité de déclencher et de s’intégrer à de nouveaux processus d’acquisition du savoir. Nous ne savons pas quelle forme ils revêtiront, pas plus que nous ne disposons à l’heure actuelle des outils théoriques pour les concevoir. […] Tous ces domaines réclament de nouveaux instruments de gouvernement que nous ne possédons pas encore. […] Ces études devront différer radicalement de la méthode classique de réduction et de simplification des problèmes. Ce dont nous avons besoin, c’est d’outils intellectuels et conceptuels qui admettent la complexité, qui acceptent le paradoxe et la contradiction, et qui aillent au-delà des modèles statiques de systèmes complexes pour inclure l’instabilité dynamique inhérente à la complexité. » (Soedjatmoko, 1986, p. 10-11)

Dans un autre registre, Morin fait une description analogue :
« Une des conquêtes préliminaires dans l’étude du cerveau humain est de comprendre qu’une de ses supériorités sur l’ordinateur est de pouvoir travailler avec de l’insuffisant et du flou ; il faut désormais accepter une certaine ambiguïté et une ambiguïté certaine (dans la relation sujet/objet, ordre/désordre, auto-hétéro-organisation). Il faut reconnaître des phénomènes, comme liberté ou créativité, inexplicables hors du cadre complexe qui seul permet leur apparition. » (Morin, 1990, p. 50)

Conclusion

  • Il ne s’agit pas pour nous de porter un regard nostalgique sur un temps où un Jean-Nicolas-Louis Durand enseignait à l’École polytechnique. Le contexte a changé, les outils ont changé, les enjeux sont différents. Mais l’exemple des barrages de Planfoy - Rochetaillée semble fait pour illustrer cette leçon de F. Choay qui désigne le rôle potentiel du patrimoine dans la formation des « designers d’espaces », qu’ils soient architectes ou ingénieurs, et que nous pouvons reprendre à notre compte aujourd’hui :
    « L’objectif d’une pareille propédeutique ne serait donc plus la conservation du patrimoine qui n’a en soi qu’un intérêt relatif et limité, mais la conservation de notre capacité de le continuer, c’est-à-dire de créer à l’échelle du corps humain, un milieu articulé qui réponde aux demandes de la société et des sociétés contemporaines et propose à leurs membres, en les réactualisant, des activités (architecture et artisanat) qui n’ont plus leur place aujourd’hui, sauf dans les marges de la muséification patrimoniale. » (Choay, 1998, p. 49)

Pour terminer avec le concept de design, placé au centre des préoccupations de ce colloque, relevons l’efficacité de son action dans le cas du projet de Pascal Amphoux pour le viaduc de Chillon. Facteur d’intégration des points de vue, il ne peut bien entendu pas se substituer à ces derniers : le talent de l’architecte tient à sa virtuosité de projeteur, donc de designer, mais ce talent serait stérile sans une expertise avérée, nous venons d’en avoir la démonstration. Formidable outil pour aborder la complexité, le projet ne peut opérer que si les expertises à intégrer, y compris bien sûr celle de l’architecte lui-même, sont pertinentes et maîtrisées.

Références bibliographiques

  • Boudon, P., 1995, « Pédagogie et sciences de la conception : projet et « réduction holistique » dans la conception architecturale », Revue internationale de systémique, vol. 9, n° 2.
  • Choay, F., 1998, « Une mutation à l’œuvre », dans J.-C. Burdèse et al., De la ville à la mégalopole : essor ou déclin des villes au XXIe siècle ?, Paris : MELT, p. 43-50.
  • Coste, A., 2004, Pour une histoire de la construction, mémoire d’Habilitation à Diriger les Recherches, Saint-Étienne : Université Jean Monnet.
  • Coste, A., A. Picon et F. Sidot (dir.), 1993, Un ingénieur des Lumières Emiland-Marie Gauthey, Paris : Presses de l’École nationale des Ponts et Chaussées.
  • Épron, J.-P., 1992, « L’éclectisme technique », Cahiers de la Recherche Architecturale, n° 29 « Culture constructive », Marseille : Éditions Parenthèse.
  • Ferguson, E. S., 1992, Engineering and the Mind’s Eye, Cambridge / Londres : MIT Press.
  • Ferrier, J., 1996, « Enseigner la technique », AMC, n° 68.
  • Hanrot, S. et al., 2001, « Ingénierie de maîtrise d’œuvre, les nouvelles technologies et la signification du projet : coordination des acteurs et intégration des points de vue », Programme Pratiques de projet et ingénierie, Plan Urbain Construction et Architecture.
  • Lawson, B., 1997, How designers think, Oxford : The architectural Press Ltd.
  • Morin, E., 1977, La méthode, 1. La nature de la nature, Paris : Seuil.
  • Morin, E., 1990, Introduction à la pensée complexe, Paris : ESF.
  • Picon, A., 1992, L’invention de l’ingénieur moderne. L’école des Ponts et Chaussées 1747-1851, Paris : Presses de l’École nationale des Ponts et Chaussées, 1992.
  • Soedjatmoko, M., 1986, « Complexité et gestion de l’interdépendance », dans IDATE / Université des Nations Unies, Science et pratique de la complexité, Actes du colloque de Montpellier 1984, Paris : La documentation française.


le 26 juillet 2005 par Anne Coste
modifie le 31 mai 2009

Notes

[1] Idée amplement développée par A.Coste, 2004, Pour une histoire de la construction, mémoire d’Habilitation à diriger les recherches, Saint-Étienne : Université Jean Monnet.

[2] Voir comment F. Choay a développé ces concepts dans « Une mutation à l’œuvre », dans J.-C. Burdèse et al., 1998, De la ville à la mégalopole : essor ou déclin des villes au XXIe siècle ?, Paris : MELT, p. 43-50.

[3] P. Boudon se réfère à la théorie que Morin développe dans La méthode, 1. La nature de la nature, Paris : Seuil.

[4] « Cette incapacité à définir un projet d’avenir conduit la profession à une mort certaine… L’architecture aurait tout à y perdre puisque l’architecte, fort de sa « culture de projet », possède un savoir-faire unique, facteur essentiel d’inventivité et de pertinence. » dans ARPAE, 1997, 50 propositions pour l’architecture, livre interactif pour un débat public, Paris : Les éditions de l’imprimeur, p. 11.