Rencontre avec le futur - Défense et Promotion de la pratique du vélo - Copenhague, Ville exemplaire.

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Velo-City 2010

Rencontre avec le futur - Défense et Promotion de la pratique du vélo - Copenhague, Ville exemplaire.

Pas moins de soixante nations étaient représentées parmi la cinquantaine d’exposants de ce rassemblement. Sur une initiative gouvernementale, le pavillon français était présent pour la deuxième année consécutive, pavillon dont l’animation, était assurée par le Club des villes et territoires cyclables, instance coordonnatrice de l’opération, avec comme partenaires officiels : la FFCT, le Comité régional du tourisme de Bretagne, le Conseil national des professions du cycle, le Coordonnateur ministériel pour le développement et la défense du vélo, et RFI (Radio France internationale).


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« Les vélos des participants à VELO-CITY »

Jacques Fourna et Steve Jackson ont assuré pendant ces quatre jours la représentativité de la FFCT au niveau du pavillon français.

Il est à noter de nombreux ateliers d’étude et de concertation entre les nations présentes et bien sûr en partenariat avec les différentes organisations et fédérations d’usagers. De son côté, la FFCT avait mis en exergue le concept et le label fédéral « Ville Touristique ». Véritable fil conducteur, il a permis de relancer l’idée auprès des collectivités locales et régionales françaises présentes. Ce concept a également eu un certain intérêt auprès de certaines délégations belges, italiennes et espagnoles. La Fubicy et de l’AF3V par l’intermédiaire de leurs présidents, Christophe Raverdy et Nicolas Poulouin, étaient également présents, tout comme Daniel Hoarau du comité départemental de La Réunion et du Comité réunionnais de promotion du vélo.

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Jacques Fourna et Steve Jackson sur leur stand

Le Danemark, Copenhague et le vélo

Dans une ville où 55 % des habitants du centre ville et 37 % des « banlieusards » utilisent quotidiennement le vélo, nous ne pouvions pas quitter le Danemark sans aller voir sur le terrain comment les choses se passent.

Caméra au poing voilà comment Steve a vu cela :

  • Une ville cyclable est une ville humaine, et c’est clairement le cas à Copenhague. Ce vendredi après midi du 25 juin nous a permis de la visiter et de la regarder vivre. Vous pourrez retrouver ce petit reportage vidéo sur :
  • C’est une ville dense mais avec de grands espaces où se mélangent harmonieusement les bâtiments anciens et modernes. Pour la circulation, la priorité est donnée aux piétons et aux cyclistes, ensuite aux automobilistes.
  • Les vélos représentent 35 % du trafic routier et 70 % des cyclistes continuent à pratiquer quand il neige ; c’est pour cette raison qu’en hiver, le déneigement commence par les trottoirs et les pistes cyclables. Les routes viennent ensuite… Selon les sondages, la grande majorité des cyclistes danois préfèrent le vélo parce qu’il permet des déplacements pratiques et rapides, même pour transporter des enfants et des objets encombrants. Le faible coût et la protection de l’environnement sont rarement cités. Nous n’avons remarqué qu’un seul vélo électrique. Il va sans dire que les transports en commun sont très développés ainsi que l’inter-modalité. Les trains acceptent un nombre illimité de vélos et les bus roulent de 5 heures du matin à minuit et demie. La fréquence sur certaines lignes est de sept minutes en milieu de journée. Il faut également noter qu’au Danemark, les véhicules automobiles subissent une taxe de 180 %. Tous ces paramètres favorisant bien sûr une circulation générale calme et souple comme vous pourrez vous en rendre compte sur la vidéo.
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Quelques remarques significatives :

  • En centre-ville, la majorité des bâtiments ont cinq étages et tout le monde laisse son vélo dans la rue. On voit également quelques poussettes et déambulateurs attachés avec des antivols de vélo.
  • Les trottoirs sont rarement encombrés d’obstacles et sont équipés de nombreuses plaques tactiles pour les non-voyants et de cheminements lisses pour les fauteuils.
  • Tous les grands axes sont équipés de pistes cyclables. Piste cyclable abaissée par rapport au trottoir et parfois doublée sur la chaussée pour absorber le flot de cyclistes. Les rues « secondaires » ne sont pas aménagées à part quelques double sens cyclables où les cyclistes sont aussi nombreux.
  • Des « zones bleues » (bandes cyclables aménagées dans les grands carrefours) permettent tout naturellement le « Tourne à gauche indirect ».
  • Les séquences des feux tricolores sont importantes, parfois réglées sur le flot des cyclistes qui peuvent passer directement au feu vert à vitesse modérée.
  • Il y a peu de giratoires. Celui montré dans le film est entouré d’une piste lisse pour les cyclistes, de même que pour les trottoirs traversants. À l’approche du rond-point, la ligne d’arrêt est réalisée avant le passage pour piétons.
  • Les cyclistes ont une bonne maîtrise de leur pratique et la communication entre les différents usagers est permanente. Lors de tout changement dans la pratique (arrêt, changement de direction…) le gestuel est de rigueur. Le respect des cyclistes par les autres usagers est aussi lié au nombre. Plus de cyclistes = plus de sécurité.
  • Quelques problèmes de stationnement pour les vélos vus le nombre devant les gares, les bars et les cinémas. Très peu de parkings couverts.
  • Sur certains grands axes, des compteurs affichent le nombre de passages. À titre d’exemple : 10 000 vélos dans chaque sens devant l’hôtel de ville.

Ce fut une expérience très enrichissante et impressionnante à la fois. Nous avons mesuré tout ce qu’il est possible de faire… nous avons encore beaucoup de chemin devant nous.

Prochain rendez-vous à Séville en Espagne pour l’édition 2011. Texte et photos Jacques Fourna et Steve Jackson

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le 31 août 2010 par Steve Jackson, Jacques Fourna
modifie le 8 septembre 2010